"Ils ont suivi le Guide" - Episode 1 : “La corde au cou”
Premier épisode d'une chronique à suivre sur le site de la SARP : les principes du Guide Inpes à l'épreuve de la pratique psychiatrique ? Entre éclat de rire et frissons d'horreur au quotidien...
par Pierre Sidon
15 novembre :
Dr A.I., psychiatre, au Dr P., médecin généraliste
Mon cher confrère,
Je vous remercie de m’avoir adressé votre patient, Monsieur C.C. 46
ans. Effectivement il s’agit d’une récidive dépressive. Pour le moment
j’ai conseillé la hausse de l’ [antidépresseur] et de l’ [somnifère]
car il se réveille très tôt le matin (sans doute augmenter à nouveau
[antidépresseur] dans quelques jours et le maintenir ensuite).
Effectivement le patient éprouve des difficultés à verbaliser ses
relations avec ses ascendants. Il éprouve une grande lassitude qui lui
semble venir de l’extérieur alors qu’il s’agit d’une forme larvée de la
crise de la quarantaine je pense. Je lui conseille de se trouver des
pôles d’intérêts et de continuer à développer ses relations avec ses
proches. Je dois le revoir dans 10 jours pour reparler de tout cela.
Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution. Bien confraternellement.
20 novembre :
Le cri de son épouse réveille Monsieur C.C.. Elle vient de le dépendre de la fenêtre de la chambre conjugale.
Aux Urgences une heure plus tard :
Le teint pâle, le faciès figé, le regard fixe perdu dans le vide, pas une émotion ne perce. Une rougeur cercle son cou :
“Il y a trois ans, j’ai fait une petite dépression. Mon médecin m’avait prescrit un médicament. Oui, un antidépresseur. Comme il y avait écrit que c’était contre-indiqué si on était suicidaire, j’ai arrêté. Oui, j’avais des idées suicidaires ; avant de prendre le médicament. Alors j’ai arrêté. Cette fois-ci, j’avais des crampes dans le ventre aussi, comme la première fois. Mon médecin m’a traité pour une gastro. Mais en fait j’avais une lassitude de tout. Pourtant, avant les vacances, j’étais bien. Trop bien : mon père m’avait aidé à acheter une moto, une Harley. J’ai eu l’impression d’avoir ce que je voulais : j’avais arrêté la moto à la naissance de mon fils il y a 25 ans... La moto, ça m’a aidé : j’ai refait la salle à manger. Mais il y a eu le travail : ras le bol de faire des petites choses sans intérêt depuis des années. Je fais de la maintenance dans une école. Et je sors pas, je préfère rester avec ma femme. Je n’ai pas d’amis, faut dire. Je faisais plus rien. Ca a commencé à me prendre dans la tête. Il y a dix jours j’ai pleuré devant mes collègues : je voulais finir ce que j’avais à faire mais on voulait me remplacer. Ils m’ont amené chez le Dr P., c’est mon médecin de famille.”
Guide INPES : p. 48 : “Le médecin généraliste est souvent le premier interlocuteur pour les problèmes de santé. Depuis la récente réforme de l’Assurance maladie, c’est souvent lui que l’on choisit comme médecin traitant. Il est compétent pour diagnostiquer les problèmes de santé mentale (notamment la dépression) et pour proposer un traitement adapté.”
“ Il m’a donné un traitement : l’[antidépresseur] et aussi un pour l’anxiété : [anxiolytique de la catégorie des benzodiazépines] et un pour dormir [somnifère de la catégorie des benzodiazépines].” Je suis retourné le voir six jours plus tard parce que ça faisait rien. Il m’a adressé au Dr. A.I., le psychiatre.”
Guide, p. 49 : Jean-Luc, restaurateur, 46 ans : « J’ai attendu longtemps pour aller consulter ; quand j’y pense, je me dis que j’ai été idiot, j’aurais gagné du temps si j’étais tout de suite allé demander à mon médecin traitant ce qu’il pouvait faire pour moi, ou s’il ne pouvait pas me diriger vers un spécialiste. »
“J’ai raconté la même chose pendant vingt minutes. Il a confirmé que c’était une dépression. Il a dit que c’était “la crise de la quarantaine”, qu’il fallait que je prenne deux gélules d’ [antidépresseur] au-lieu d’une, et il a remplacé le somnifère. Et il m’a conseillé de m’inscrire dans un club de sport.”
Guide : p. 77 : “PRATIQUER CERTAINES ACTIVITÉS PHYSIQUES
Plusieurs études ont démontré que le fait de pratiquer régulièrement mais avec modération une ou plusieurs activités physiques aérobies (activités d’endurance respiratoire comme la marche rapide, la course à pied, le vélo, la natation, le rameur…) contribue à réduire les symptômes des dépressions légères à modérées et à prévenir leur réapparition. (...) Une fois cette régularité mise en place, la réduction des symptômes peut être effective très rapidement. Aucune activité physique aérobie n’est a priori supérieure à une autre. (...) La pratique en groupe ou en club peut être intéressante, car elle associe les bienfaits de l’activité physique à ceux de l’échange avec d’autres personnes.
Si l’on n’a pas pratiqué d’activité physique depuis longtemps, il est préférable de consulter un médecin pour effectuer un bilan de santé.”
Guide, p. 84 : “Mots à connaître :
Activités physiques aérobies (p. 77) :
Activités d’endurance respiratoire (comme la marche rapide, la course à pied, le vélo, la natation, le rameur…) dont la pratique régulière mais modérée contribue à réduire les symptômes des dépressions légères à modérées et à prévenir leur réapparition.”
“Je suis resté à la maison mais je baissais la télé : je supporte pas, tout ce qui se passe, les grèves, le Bangladesh... Mais avec les deux gélules ça allait mieux en fin d’après-midi. Hier soir, ça allait ; ça faisait deux soirées que ça allait mieux, je regardais la télé à nouveau.”
Guide : p. 38 : “L’objectif du traitement par médicaments antidépresseurs est la réduction significative des symptômes dépressifs et de leurs conséquences dans la vie quotidienne.”
“Mais en début d’après midi, je refaisais de l’anxiété : je m’allonge, mais je dors pas. Cette nuit, j’ai pris deux gélules pour dormir, j’ai vu que ça allait pas mieux. Je croyais que je m’en sortirais pas : je dormais pas ; seulement jusqu’à deux heures et après je pensais à tout ce que j’avais à faire au travail : tout ce qui est cassé ; les enfants... Et le suicide.”
Guide, p. 41 : “Peut-on associer d’autres médicaments aux antidépresseurs ?
Pour soulager rapidement l’angoisse, le médecin peut prescrire en début de traitement un médicament anxiolytique (« tranquillisant »). Mais cette prescription doit être temporaire. Les anxiolytiques ne soignent pas la dépression...”
Guide, p. 80 : “La dépression peut également être propice à une augmentation de la consommation d’autres substances addictives (médicaments anxiolytiques (…). Comme l’alcool, ces substances sont rapidement toxiques. Elles ont directement ou indirectement des effets dépresseurs. Il est recommandé de limiter (dans le cas des médicaments anxiolytiques) (...) leur consommation.”
“J’en avais marre. Ce matin, je savais plus où j’en étais, j’ai pris les deux gélules et je me suis dit que j’allais me tuer. J’avais pensé à ça, déjà. Je faisais des rêves depuis le médicament : je me disais que j’allais pas me couper les veines, je voulais quelque chose de propre, je me voyais aller à la cave. Ou alors je rêvais que je suis d'astreinte, je monte au magasin et comme c’est une charpente en métal, je me pends ; et je mets un papier avec un mot devant la porte pour pas surprendre.
J’en ai parlé à ma femme et à un collègue de travail. Après, quand je descendais à la cave pour débarrasser des bricoles, ça faisait peur à ma femme. Non je n’en avais pas parlé au psychiatre : c’est arrivé après. Non je ne les ai pas appelés pour les prévenir.
C’est vrai, je m’excuse tout le temps : je suis faible, je fais pas de bruit et si on en fait je me plains pas... J’ai un peu peur des mauvaises réactions. Si je suis prudent ? Je sais plus...”
“En fait, j’ai pas de difficultés. C’est le travail. Il y a trois ans aussi j’en ai eu marre du travail. Pourtant je suis très bien noté, j’ai 20 ; et je suis bien avec les collègues. Mais c’est l’école... les enfants. On peut pas percer, ils font la sieste... Des fois, je voudrais aller au cantonnement. Et quand je rentre chez moi, c’est pareil... - ma femme est assistante maternelle.
Le médecin m’a donné un arrêt de travail”
Guide p. 59 : “...dans la plupart des cas, l’arrêt de travail ne sera pas poursuivi très longtemps. L’activité et les liens professionnels sont un élément d’équilibre et de construction de l’identité, un facteur de socialisation essentiel et un moteur de confiance en soi. Le travail peut en cela favoriser la guérison.”
“Non, je sais pas ce qui s’est passé. Pour moi, ça vient des médicaments qui ont fait l’effet contraire, ils ont accentué. Je pensais au suicide. J’appréhendais de revoir le psychiatre.”
Guide, p. 41 : “De façon générale, tout traitement antidépresseur doit être accompagné d’informations sur la dépression et le traitement et d’un soutien relationnel. La qualité de la relation établie entre le médecin et la personne est déterminante. Comme tout médicament, les médicaments antidépresseurs peuvent avoir des effets indésirables. Selon les types de médicaments, ces effets indésirables peuvent par exemple être : la somnolence (ou au contraire l’excitation), la constipation, la prise ou la perte de poids, la sécheresse de la bouche, les baisses de tension, les difficultés sexuelles… Chez les personnes âgées, il existe des risques importants de baisse de pression artérielle en position debout qui peut être gênante, particulièrement si elles éprouvent des troubles de l’équilibre. Une surveillance médicale particulière est nécessaire chez ces patients. Il est indispensable de parler de ces possibles effets indésirables avec le médecin au moment de la prescription de l’antidépresseur et de lire attentivement la notice du médicament.
Les effets indésirables évoqués par le médecin ou la notice du médicament ne surviennent pas chez tous les patients et ne sont pas tous obligatoirement présents chez une même personne.
Certains de ces effets indésirables sont liés au mécanisme d’action de l’antidépresseur. Un grand nombre de ces effets vont disparaître avec la poursuite du traitement, il existe par ailleurs très souvent des solutions pour corriger ces effets. Lorsqu’ils sont très désagréables, il faut aborder avec son médecin l’éventualité d’un changement d’antidépresseur.”
“Peut-être c’est que je suis pas patient… C’est mon caractère, faut que j’aille vite. C’est vrai, c’est comme avec les enfants : ça fait obstacle. Il y a toujours des obstacles, la vie est trop compliquée. Mais jamais j’aurais pensé faire ce que j’ai fait : c’est pas logique, il y aurait eu plus qu’un salaire, mes enfants vont l’apprendre… Mon enfance ? Heureuse. Ma maman elle était toujours avec nous, là-dessus y’a rien à dire. J’ai peur de perdre ma mère. Je connais pas mon numéro de téléphone mais celui de mes parents, je le connais. Je sais pas pourquoi. Oui, je suis très lié avec eux. Le pédiatre [sic, NDLA] a parlé de “fusion”. Mon père ? J’ai pensé que je pouvais perdre mon père : j’ai peur, il est tout le temps en train de bricoler... A 82 ans... Je serais perdu. Je me mets plein de choses négatives dans la tête...
A l’école, j’arrivais pas à suivre, j’ai redoublé plusieurs fois ; il fallait que j’apprenne tout par coeur.
Je me suis marié, c’était ma première femme, j’ai jamais été avec une autre. J’ai eu mon CAP, j’ai fait l’armée, dans les transmissions - j’aimais pas la paperasse - tout s’est bien passé. Et je travaille à l’école depuis vingt ans.”
“Je m’intéresse à rien … Mes enfants ? Ce qu’ils font ? Je retiens rien. Ma femme me dit de me bouger. Ce matin, il fallait que je me lève. Elle a dit : “Il faut que tu te secoues sinon je vais partir.” Elle l’avait déjà dit : je me secoue et puis je retombe.” J’ai commencé à manger des gâteaux, elle m’a dit : “-tu vas arrêter !” Même manger, ça commence à me peser.”
Guide p. 79 : “Une attention particulière doit être portée à la consommation régulière de fruits et légumes frais, de poissons et fruits de mer, d’huiles végétales (olive, colza…) et de céréales complètes. Ces aliments contiennent en effet des acides gras essentiels (oméga-3, oméga-6), de la vitamine B12, des folates, des antioxydants (notamment vitamines C et E), du sélénium, du zinc, du fer (…) Ces dommages physiques peuvent avoir à leur tour un impact négatif sur l’état dépressif. Pour prévenir ces différents risques, le maintien d’une alimentation naturelle équilibrée est préférable à l’usage délicat de compléments artificiels.”
“J’avais déjà essayé deux fois de me pendre : avec une cravate, le peignoir. A chaque fois j’y arrive pas : je suis nul. Ce matin j’ai pris la sangle du peignoir, j’ai fait un nœud à mon cou, je l’ai accroché avec un nœud au-dessus. J’ai fermé la fenêtre et me suis laissé glisser devant le radiateur dans ma chambre ; et j’ai perdu connaissance. Puis je l’ai entendue crier et il y avait un voisin avec elle. Elle est intervenue à temps sinon peut être je serais mort. Elle était revenue voir si je m’étais recouché.”
“Quand les parents viennent chercher les enfants à la maison, à six heures, je reste avec ma femme. J’avais un chien, j’en ai eu marre. De toute façon il est mort. Des amis ? J’en ai pas, je reste à la maison, j’ai pris l’habitude. Non, même pas des motards.”
Guide, p. 83 : “Thierry, ingénieur en recherche d’emploi, 57 ans : « Le conseil que je donnerais, c’est surtout de garder ses amis à ce moment-là, garder ses centres d’intérêt personnels, un domaine à soi. »”
“La moto, en fait, je l’ai jamais utilisée. J’ai pensé : ce que ça va me coûter si elle tombe en panne... Je fais que des bêtises !
Financièrement, j’ai toujours peur de manquer. On va faire les courses ? J’arrive pas, j’dis : y’a pas besoin de ci, y’a pas besoin de ça … Les magasins, j’ai horreur ! Ma femme regarde des choses, je la regarde, et elle me dit : je vais pas acheter ! Je voudrais avoir plein d’argent. Je suis malade de ça peut être... En fait on a acheté un appartement il y a 7 ans. On a toujours acheté depuis qu’on est ensemble (F1, F2… aujourd’hui F4). On a des traites ; et les charges qui augmentent … La dépression a dû bien s’installer !
Ma femme m’a dit « -viens on va changer les traitements ». J’ai dit non. Je sais que vous allez trouver ça bête : je sais qu’il y a un trou dans la sécu… Et j’ai déjà consulté trois fois…
Là, c’est Noël ; je me dis : il va falloir acheter. J’ai peur de tout perdre : tout ce qu’on a.”
“Et le monde aussi, j’ai horreur de ça... Et en plus je pense : il y avait mon voisin du dessous, ils ont déménagé, il s’est suicidé, ouvert les veines dans sa baignoire. C’était bizarre ; peut être il y a quelque chose dans l’immeuble…”
Guide, p. 82 : “Les « microéchanges» : (les quelques paroles et sourires quotidiens que l’on échange avec ses voisins, les commerçants de son quartier, le chauffeur de bus, le personnel d’entretien de l’immeuble ou de l’entreprise…) permettent également de se sentir mieux, plus à l’aise et moins isolé dans son environnement. Dans les moments difficiles, ces multiples petits soutiens sont d’une grande valeur.”
Entre l’épouse :
Mme C. : “-Vous savez Docteur, l’angoisse le prend... J’ai lu hier dans le journal l’histoire d’un jeune qui s’est suicidé à cause d’un traitement pour l’acné...
M. C : “-Oui, ça me prend des pieds jusqu’à la tête.
Mme C. : “-C’est depuis le traitement. Comme il y a trois ans avec le traitement du Docteur L.
Il dit qu’il est le vilain petit canard, qu’il fait des bêtises... Mais non, on n’a pas de soucis d’argent. Au début, il y en a eu, mais maintenant on gagne bien notre vie. Non, il ne s’est rien passé récemment.
M. C. (s’effondre et pleure) : “J’ai tout foutu en l’air !”
Le lendemain, un appel téléphonique de l’épouse :
“Il a bien accroché avec vous, on vous reverra dès qu’il sort de l’hôpital”
Epilogue :
Je lis mon vieux Guide à moi, Manuel de psychiatrie d’Henri Ey, 4 ième édition, 1974 : “Mélancolie franche aiguë de la psychose maniaco-dépressive : L’accès peut survenir sans cause ni occasion apparente conformément à la conception classique de la dépression endogène ; cependant assez souvent on retrouve des causes déclenchantes (...) Ainsi l’accès se développe avec un choc émotionnel (deuil,...sentiment d’abandon,...perte d’argent...) (...) La tristesse est foncière (...) résistant aux sollicitations extérieures, ce qui donne à la relation avec le mélancolique endogène un ton assez différent de celle qu’on peut établir avec le déprimé névrotique dont la douleur paraît moins “authentique” plus “pathétique”, plus en quête de réconfort ou simplement de compassion (...) Le pessimisme (...) constitue une orientation générale vers le malheur et la faute : l’avenir est bouché, le sujet ne s’en sortira pas quoi qu’il fasse (...) rien de bon ne peut plus lui arriver (...) c’est l’autoaccusation (...) Il a des idées d’indignité. (...) Les thèmes délirants de la mélancolie peuvent être classés en plusieurs groupes : idées de culpabilité (idée de faute...), idées de frustration (idées de ruine...), etc.
Les troubles digestifs sont constants. Insomnie, contre conservation du sommeil dans l’état dépressif névrotique. [Tiens, le Ey ne dit pas que c’est plutôt une insomnie de la deuxième partie de la nuit...?]
Le suicide est obsédant, sans cesse imaginé, sans cesse désiré, sans cesse recherché. (...) La possibilité du suicide met tout mélancolique en danger de mort. Il faut bien retenir cette notion pour la prévenir par une surveillance constante du malade au cours de tout son accès et aussi pendant sa convalescence. (...) La tentative de suicide peut survenir à n’importe quel moment de l’accès et, comme nous venons de le dire, même au cours de sa convalescence (...) Les premières heures de la matinée sont certainement les moments les plus à redouter. (...) C’est au cours des “queues de mélancolie” qu’on devra être particulièrement vigilant quant aux tendances suicidaires (...) Le risque de suicide peut survenir dans la première phase du traitement alors que la médication antidépressive lève les inhibitions qui empêchaient l’acte de suicide jusque là. D’où la nécessité d’une surveillance constante de tout déprimé avec idées suicidaires tout au long de sa cure par les antidépresseurs (...) En principe un mélancolique doit être hospitalisé. ”
Mais quelle vieillerie ce vieux grimoire ! Et même pas une image dedans ! Pfff...
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