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Appel de la Société pour l'Action et la Recherche en Psychiatrie Depuis l'Appel aux psychiatres pour la psychanalyse lancé en novembre 2003, des psychiatres se mobilisent. Des réunions se sont tenues dans plusieurs régions de France, rassemblant des praticiens d'exercices différents (libéral, associatif, hospitalier). Les réunions parisiennes ont permis d'en prendre la mesure, justifiant notre participation à la Coordination psy dont J.-A. Miller est le porte-parole. En s'élevant contre l'amendement Accoyer et ses avatars (Giraud, Mattéi), contre le rapport Cléry-Melin, en médiatisant le débat que les tutelles voulaient garder dans l'ombre, la Coordination a mis l'accent sur le sort commun réservé aux professionnels du champ psy : ils subissent une attaque frontale contre les pratiques de la parole qui intègrent l'apport majeur de la psychanalyse, et au profit de pratiques cognitivo-comportementales consubstantielles aux appareils d'évaluation et de quantification qui constituent l'horizon purement administratif et gestionnaire des sociétés dites modernes.
La Coordination psy a commencé à démontrer qu'il n'y avait rien d'inéluctable dans cette évolution, porteuse de catastrophes pour les sociétés humaines qui nieraient le malaise de la condition humaine et la folie qui lui est corollaire.
Les psychiatres sont les témoins privilégiés des effets de cette évolution délétère. Nous avons décidé qu'il fallait cesser de se taire partout où elle se fait jour, non pas pour résister aux évolutions de la modernité, mais pour affirmer que celle-ci peut être influencée par la volonté des citoyens. Il n'est pas besoin d'une analyse très fine pour comprendre que la mort de la psychiatrie, celle qui prend ses racines dans l'histoire de l'Europe, est programmée à court terme. Le numerus clausus des études médicales et le nombre des postes d'internes pour les spécialités condamnent au terme d'une dizaine d'années la pratique psychiatrique, telle que nous l'avons développée depuis les années 1960-70 par un simple effet démographique. Les gestionnaires ont anticipé cette évolution, forçant le transfert des compétences et détruisant la pratique clinique du psychiatre par des protocoles simplistes, qu'ils entendent imposer par des « référentiels de bonne pratique »
Dès-lors le « pill pusher » pourra se généraliser et n'aura que faire de distinguer la particularité du symptôme, son approche spécifique et la fonction qu'il est susceptible de jouer dans le rapport du sujet à la réalité qui le presse. Ainsi veut-on nous faire accéder au monde de l'évaluation généralisée pour nous faire admettre une standardisation des réponses aux demandes qui nous sont faites, toutes singulières. La pratique psychiatrique ne peut se déterminer sur l'opinion moyenne. En 1838, il a fallu la pertinence d'hommes éclairés pour imposer l'idée du soin spécifique aux malades mentaux. L'opinion moyenne, au mieux nie la folie dont elle craint les effets, au pire veut imposer la ségrégation maximale au moindre coût. Nous ne laisserons pas faire cela ! Les échanges d'idées, le recueil d'informations convergentes sur le processus en cours, les propositions de travail ont commencé à fleurir sur un forum, forum des psychiatres, avant de se muer en association, la SARP, dotée d’un site Internet. L'interpellation systématique des représentants de la profession dans différentes associations a porté ses fruits, et les prises de position officielles de la SARP ont déjà permis de gagner plusieurs batailles contre l’idéologie évaluative qui ne sert que des intérêts industriels soutenus par une partie de l’administration. Médecins, et psychiatres en particulier, nous vous proposons de rejoindre la SARP, la Société d'Action et de Recherche en Psychiatrie pour défendre les objectifs suivants : I - Pour le maintien des conditions d'une psychiatrie clinique, contre l'évaluation généralisée
- Libre choix du psychiatre, du psychologue, du psychothérapeute, du psychanalyste - Annulation des RPC (Recommandations pour la pratique clinique) sur le TAG (Trouble anxieux généralisé) et l'EDIA (Épisode dépressif isolé de l'adulte en ambulatoire) (cf. l'analyse de la partialité de ces RCP par Bialek et Sidon) - Refus des évaluations individuelles des praticiens, en particulier sur la base des référentiels existants (prise en charge de l’Etat dépressif isolé de l’adulte, Dossier patient) - Baisse du taux de remboursement des antidépresseurs hors ALD 30 (liste des affections de longue durée reconnue par la CPAM) comme ailleurs en Europe. - Non à la circulation des données médicales confidentielles sur les réseaux informatiques (Carte Vitale 2) - Sortie de l'engrenage du codage par la CIM10 partout où elle se pratique : sous couvert de mesure de l'activité, ce codage est non seulement réducteur, il est foncièrement erroné. Il réalise une transgression, le regard indu de l'administration sur l'activité clinique, qui se passe de la vraie compétence clinique et fraye le passage pour les futurs outils (PMSI ou T2A) de réduction comptable des moyens de la psychiatrie.
II - Pour la défense de la psychiatrie de secteur
- Rétablissement d'un internat en psychiatrie et d'une formation spécifique des infirmiers en psychiatrie - Maintien des structures sectorielles implantées sur les secteurs (plutôt des structures spécifiques type CAC que le passage obligé par les SAU). - Arrêt de la fermeture des lits de psychiatrie publique voire leur réouverture. - Sectorisation de tous les services de psychiatrie hospitalo-universitaires de l'AP-HP.
III - Arrêt du transfert de la psychiatrie au secteur social
- Non à la psychiatrisation des enfants dans les « réseaux » médicaux (telle que préconisée par le rapport INSERM 2003) à travers la prescription généralisée de Ritaline, l'AMM donnée à certains antidépresseurs pour les TOC des enfants, les troubles du langage confiés uniquement aux médecins. - Non à la psychiatrisation des enfants dans les écoles, les collèges et les lycées par la transformation des personnels pédagogiques en auxiliaires de la santé mentale.
IV - Nous nous opposerons aux organisations qui se disent représentatives de la profession et qui collaborent au démantèlement de la psychiatrie Rejoignez-nous en envoyant votre demande d'adhésion à l'association à SARP, 9, rue Duguay-Trouin, 75006 Paris.
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Code postal Ville
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Lieux de travail
Fonctions professionnelles
Je suis médecin, j'adhère aux objectifs de l'association, tels qu'ils sont exposés ci-dessus et souhaite participer à défendre la possibilité d'une clinique psychiatrique et des moyens de traitement par la parole. Je verse 80€ de cotisations pour l'année 2006 à l'ordre de SARP, 9, rue Duguay-Trouin, 75006 Paris. A
Le Société pour l'Action et la Recherche en Psychiatrie
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Je suis médecin, j'adhère aux objectifs de l'association, tels qu'ils sont exposés ci-dessus et souhaite participer à défendre la possibilité d'une clinique psychiatrique et des moyens de traitement par la parole. Je verse 80€ de cotisations pour l'année 2006 à l'ordre de SARP, 9, rue Duguay-Trouin, 75006 Paris. A
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