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28/03/04 -I) 1980 : le souci d'informer sur les accidents de la chimiothérapie antidépressive
Il est d'usage en France, de distinguer deux types d'effets
indésirables des antidépresseurs : les effets indésirables somatiques
et les effets indésirables psychiques. (cette distinction n'existe pas
aux USA). Cette distinction figure sur les notices légales des
antidépresseurs en France à la rubrique « effets indésirables liés à la
nature même de la maladie ». Dans la littérature, on traite souvent ces
questions en terme de « complications de la chimiothérapie
antidépressive ». Il s'agit essentiellement des problèmes suivants,
dûment mentionnés dans les notices légales : - levée d'inhibition avec risque de passage à l'acte suicidaire - Virage maniaque de l'humeur - Manifestations d'angoisse paroxystique - Activation et/ou aggravation d'un délire chez un sujet psychotique
On
aura compris que ces complications, si elles surviennent, sont
susceptibles d'avoir des conséquences graves. Evidemment, elles ne sont
pas censées survenir chez n'importe qui. Il s'agit essentiellement de
patients psychotiques, (maniaco-dépressifs, schizophrènes, psychotiques
délirants chroniques). Le risque maximum d'apparition de ces
complications se situe, en moyenne, à partir du quinzième jour de
traitement, (parfois dès le huitième jour, parfois après la troisième
semaine). C'est le délai habituel d'action des antidépresseurs. A ce
moment on peut voir apparaître des troubles graves du comportement de
toute nature. Tous les psychiatres cliniciens savent que ce moment de
la thérapeutique est le moment le plus critique. En effet, à ce moment,
le patient a l'air d'aller mieux . Toutefois, le processus délirant
étant toujours très actif, le risque de passage à l'acte est alors
maximum. A fortiori, en l'absence d'une couverture neuroleptique et
d'une surveillance étroite. Cette phase critique est bien connue des
psychiatres. Elle est mentionnée dans tous les manuels. Dans
la période où nous nous situons, en 1980, l'enseignement universitaire,
fait tout à fait cas de ces complications. Il est clair pour tout le
monde qu'on ne saurait prescrire un antidépresseur sans s'être
préalablement avisé, par un examen clinique soigneux du patient, qu'il
n'est pas atteint des affections énumérées. Le traitement
antidépresseur est toutefois envisageable chez ces patients mais on
doit s'entourer de précautions sérieuses : couverture neuroleptique
préalable au traitement antidépresseur, hospitalisation éventuelle pour
assurer une surveillance étroite lors de la mise en place du
traitement… Pour les psychiatres en formation à cette époque, lors des
examens universitaires ou lors des passations de concours, l'omission
de ces éléments vaut d'être recalé. En
1980 le manuel de psychopharmacologie « Chimiothérapie psychiatrique »
du Pr Ginestet et des Drs Peron-Magnan, Zarifian et Chevalier signale
la conduite à tenir en cas de survenue d'un effet indésirable de type
recrudescence délirante, à savoir l'arrêt immédiat du traitement
antidépresseur. Par ailleurs, dans tous les cas où un antidépresseur
peut s'avérer utile à traiter une période dépressive chez un sujet
psychotique l'association avec les neuroleptiques est préconisée en
lien avec une surveillance étroite, voire dans le cadre d'une
hospitalisation.
En 1980, dans un ouvrage intitulé « Maniement des médicaments
psychotropes » Messieurs les Prs Deniker, Ginestet et Lôo, mentionnent
à la page 86 les « mauvaises indications » des médicaments
antidépresseurs. Ils s'agit des états qualifiés de « pseudo-dépressifs
» : hystérie « simulant » la dépression, névrose d'échec, ainsi que les
psychoses à séméiologie pseudo-névrotiques. Dans ces cas, notent les
auteurs, l'essai d'un traitement antidépresseur bien surveillé n'est
pas une faute dans la mesure où il est utilisé comme « analyseur » de
la sémiologie, son échec permettant d'éliminer l'existence d'un facteur
thymique. (autrement dit l'échec du traitement antidépresseur, dans ces
cas, permet de repousser le diagnostic de dépression véritable, et
d'orienter différemment le diagnostic et la thérapeutique). Par
ailleurs, les auteurs considèrent « plus dangereux l'emploi inconsidéré
des agents antidépresseurs, dans les cas où ils risquent d'activer ou
de compliquer les troubles : chez les alcooliques chroniques non sevrés
où ils peuvent déclencher un épisode subaigu confuso-onirique, et dans
les psychoses chroniques, où la survenue d'accès dépressifs n'est pas
rare. Dans ces cas, notent les auteurs, l'emploi des antidépresseurs ne
se justifie qu'en association avec des neuroleptiques selon des
formules qui sont surtout du ressort du spécialiste. Enfin,
ajoutent-ils, l'emploi inconsidéré d'antidépresseurs dans les formes
dépressives ou inertes de la schizophrénie- sans adjonction de
neuroleptique- risque de déclencher des épisodes délirants ou oniriques
et des crises d'agitation et d'anxiété ». En
conclusion, les auteurs soulignent leur souci d'insister sur les
incidents et accidents des chimiothérapies antidépressives, en raison
de la diffusion de leur emploi, non seulement par le spécialiste, mais
aussi par le praticien de médecine générale. II -1996 : les effets indésirables psychiques deviennent « anecdotiques » Où
en sommes-nous à partir de 1995 ? La prise en considération de ces
problèmes par ces mêmes auteurs s'est considérablement modifiée.
Désormais, l'usage des antidépresseurs est préconisé dans tous les
états dépressifs, quelle qu'en soit la nature, sans restriction, ni
précaution, ni nécessité d'adjoindre par prudence une couverture
neuroleptique en cas de psychose avérée. Il n'y a plus de « mauvaises
indications ». Corrélativement, le « souci d'insister sur les incidents
et accidents de la chimiothérapie antidépressives » disparaît des
ouvrages destinés à la formation des médecins. Alors même qu' ont
débuté en France, depuis la mise sur le marché du Prozac en 1989, des
campagnes marketting sans précédent à destination des praticiens,
généralistes et spécialistes.
Ainsi le Pr Lôo, indique notamment dans un ouvrage intitulé « Les
maladies dépressives » paru en 1995, aux chapitres des indications des
antidépresseurs dans la rubrique « psychose chronique », à la page 385,
que « les paranoïaques, caractériels ou délirants sont parfois
améliorés par une chimiothérapie antidépressive, qui ne réactive pas
nécessairement la sthénicité ». Il note que les antidépresseurs peuvent
être efficaces dans les formes déficitaires de la schizophrénie. Dans
ces cas, précise-t-il, la crainte d'une résurgence anxieuse et/ou
délirante incite « éventuellement » à coprescrire une couverture
neuroleptique ». Il faut aller à la page 389 pour voir évoquer le
risque de levée d'inhibition avec passage à l'acte, sans commentaire
particulier. Le risque de catalyser l'apparition d'un délire chez un
sujet prédisposé et de révéler ainsi la psychose, est mentionné page
390, , sans commentaire particulier. Enfin, il faut atteindre la page
449 de cette ouvrage pour découvrir, dans un chapitre consacré aux
traitements adjuvants, rédigé par les Drs Raffaitin, Cuche, et Gérard,
un paragraphe consacré au traitement associant un neuroleptique et un
antidépresseur. Cette association thérapeutique, selon ces trois
auteurs, est réservé au traitement de la mélancolie délirante et de la
schizophrénie. Le cadre des psychoses délirantes chroniques n'est pas
mentionné. Notons que l'ensemble de l'ouvrage est dédié à la mémoire du
Pr Deniker, décédé entre temps. En
1996, le Pr Edouard Zarifian rend public un rapport officiel concernant
la consommation des psychotropes en France. Ce rapport met notamment en
cause, la surprescription des psychotropes par les médecins
généralistes ainsi que la trop grande convergence entre le savoir
dispensé par l'université et celui que diffuse les laboratoires
pharmaceutiques dans le cadre de leurs opérations de marketing. Cette
particularité, relève le Pr Zarifian, serait propre à la France. Cette
mise en cause fait scandale dans la psychiatrie universitaire
française. Le 17 avril 1996, les Prs Olié et Darcourt publient dans les
colonnes du Monde une mise au point : ils considèrent que l'affirmation
d'une collusion entre chercheurs, universitaires, experts et
industriels constitue une « accusation diffamante » et soulignent la
nécessité de cette collaboration pour faire progresser la recherche : «
il est sûr que dans de telles conditions, des pressions sont possibles.
Les chercheurs et les universitaires le savent et en ont le souci. Ils
doivent d'ailleurs communiquer au Conseil de l'Ordre des Médecins tous
les contrats qu'ils passent avec des entreprises, ce qui est un gage de
transparence. Et ils ont à cœur (en général, s'il est impossible de
dire toujours) de préserver leur indépendance et de rester fidèle à
leur éthique professionnelle. » Le
14 décembre 1996 paraît le supplément au n°42 de la revue « Le Concours
médical », consacré aux Recommandations et Références médicales
concernant la prescription des antidépresseurs, émanant d'un groupe de
travail constitué sous l'égide de l'ANDEM. A la page 12, figurent les
remarques suivantes : « L'association d'un neuroleptique peut être
indiquée dans les formes sévères de dépression afin de diminuer les
risques de passage à l'acte suicidaire au début du traitement
antidépresseur. Il est classiquement conseillé de prescrire des doses
modérées de neuroleptique sédatif. Cette pratique courante ne repose
sur aucune donnée scientifique significative mais reste conseillée par
le groupe d'experts. La coprescription antidépresseur et neuroleptique
est justifiée dans les dépressions délirantes, les dépressions avec
éléments psychotiques et dépressions sur des personnalités « borderline
» (accord professionnel fort) ». Notons dès à présent que cette
recommandation, qui exprime la position officielle de la profession,
restera étonnamment absente des manuels de pharmacologie psychiatrique
et des guides de prescription. Comme nous le verrons plus loin, elle va
carrément disparaître des Recommandations pour la Pratique Clinique
(RPC) consacrées à la prise en charge de l'état dépressif isolé de
l'adulte en ambulatoire publiée en mars 2002. En
1997, paraît aux Editions Flammarion un recueil d'observations
cliniques intitulé « cas cliniques en psychiatrie », recueil coordonné
par les Prs Lôo et Olié. On note dans cet ouvrage plusieurs
descriptions de cas cliniques ayant donné lieu à une prescription
d'antidépresseurs. L'un de ces cas notamment, développé à la page 106,
concerne un jeune homme suspecté de schizophrénie. Après une période de
grande instabilité et de propos délirants évoquant une schizophrénie,
apparaît, chez ce sujet qui a refusé préalablement la prise d'un
neuroleptique, une phase dépressive. Le psychiatre opte alors pour la
prescription d'un antidépresseur. Les conséquences de cette
thérapeutique sont décrites de la façon suivante : « Au fil des mois,
l'état de S. s'aggrave, les angoisses sont massives à type de
morcellement. Il s'associe un état dépressif partiellement amélioré
(sic) par les antidépresseurs tricyliques. Il fait des gestes
suicidaires itératifs et impulsifs, les uns peu graves…, d'autres
potentiellement plus graves (tentatives de pendaison, intoxication
digitalique)… ». (Cet état conduira in fine le jeune homme à être
hospitalisé et traité par neuroleptiques. Une nette amélioration
s'ensuivra.) Signalons
l'ouvrage publié par le Pr Ginestet en 1998, intitulé « Guide du bon
usage des psychotropes » destinés aux praticiens spécialistes et
généralistes. Dans le chapitre consacré aux effets indésirables des
antidépresseurs, le Pr Ginestet énumère successivement les effets
indésirables somatiques, puis les effets indésirables psychiques. Il
indique à cet égard, que les observations faisant cas d'apparition de
comportements suicidaires chez des sujets sous antidépresseurs au-delà
de la première semaine de traitement, sont « anecdotiques ». Il précise
en outre que « la survenue d'un geste suicidaire fait partie de la
maladie dépressive et de son histoire naturelle » (p64). Dans le
chapitre consacré à la conduite du traitement antidépresseur, aucune
allusion n'est faite quant à l'éventualité d'une nécessaire
coprescription de neuroleptique dans certains cas, notamment dans le
cadre des psychoses chroniques. Enfin, dans le chapitre consacré au
traitement des effets indésirables des antidépresseurs, le Pr Ginestet
consacre son attention au traitement des effets indésirables
somatiques. Le volet « traitement des effets indésirables psychiques »
est carrément absent de l'ouvrage. Mai
2002 : Recommandation pour la Pratique Clinique réalisée sous l'égide
de l'ANAES : « Prise en charge d'un épisode dépressif isolé de l'adulte
en ambulatoire ».. Dans le chapitre consacré au traitement
antidépresseur : plus aucune allusion à la question du bienfondé de la
coprescription neuroleptique-antidépresseur en cas de dépression sévère
et/ou de psychose ou patient borderline. On trouve à la page 57, les
remarques suivantes : « Il n'y a pas de preuve suffisante pour
extrapoler les essais randomisés : que les fortes doses utilisées dans
ces essais sont nécessaires en soins primaires ou que la qualité de vie
des patients traités pour dépression soit en relation avec le choix et
la dose des antidépresseurs utilisés. Il est cependant recommandé,
lorsque les patients ne réagissent pas aux doses usuelles ou que les
symptômes sont particulièrement sévères d'utiliser des doses plus
élevées. » Le tableau figurant à
la page 58 récapitule les effets indésirables psychiques des
antidépresseurs (selon l'édition française de « The médical letter on
drugs and therapeutics » du 14 Mai 1999). On mentionne comme
occasionnels les effets neuropsychiques des imipraminiques (« manie,
psychose »), des IMAO (« manie ») et des ISRS (« anxiété, aboulie,
manie »). Rappelons que le risque d'apparition de virage maniaque sous
antidépresseur est dose-dépendant…. III) - l'épidémiologie de la « dépression » et la politique de santé mentale -
Au cours de l' année 1999, le CREDES publie le résultat d'une enquête
menée auprès de 18000 assurés sociaux. Cette étude évalue à 15% le
nombre de dépressifs en France, mais plus de la moitié d'entre eux
l'ignorent et parmi ceux-ci seulement 3 % seraient traités par
antidépresseurs. Cette enquête s'appuie d'une part sur les déclarations
spontanés des sujets et d'autre part sur leur réponse à un
questionnaire. Ce questionnaire est censé déceler, parmi cette
population, les « vrais déprimés ». Un grand paradoxe voit le jour en
France : les dépressifs ne sont pas identifiés comme tels et
mériteraient qu'on les traite, alors que par ailleurs les
antidépresseurs ne sont pas prescrits à bon escient. Cette enquête,
notons-le, écarte délibérément de son projet le principe de consulter
sur la question, le corps des psychiatres praticiens français qui
prennent à cette époque en charge trois millions de patients dans notre
pays. Les résultats de cette enquête suscitent diverses réactions dans
la presse, notamment celle du Pr Zarifian qui se dira étonné de voire «
des études cliniques conduites sans examen clinique ». La psychiatrie,
précisera-t-il, se prête difficilement à l'épidémiologie car pour
porter un diagnostic de dépression, il faut aller au-delà des
symptômes. De son côté le Dr Lemoine s'interrogera sur l'amalgame fait
entre dépressions de degré divers et qui ne nécessitent pas tous les
mêmes réponses thérapeutiques. -
Au cours de la même année 99, le Dr F. Rouillon publie un « Guide
pratique en psychiatrie » dans lequel il mentionne que les troubles
dépressifs avec symptômes psychotiques sont rares en pratique de ville.
Dans la mesure où les études épidémiologiques françaises, notamment
l'enquête du CREDES, ne prennent nullement en compte la distinction «
dépression avec ou sans symptômes psychotiques », on en est en droit de
se demander sur quels éléments se fonde le Dr Rouillon pour affirmer
une telle « rareté ». -
Au cours de l'année 2000, les décomptes effectués par les organismes de
sécurité sociale font apparaître le Prozac au troisième rang des
médicaments les plus prescrits en France, toutes spécialités
confondues, talonné de près par un de ses concurrents, le Deroxat.
Mieux encore, il apparaît au cours de cette même année 2000 que le coût
du remboursement du seul Prozac équivaut au coût du remboursement de
toutes les consultations en psychiatrie libérale… -
En janvier 2001, un groupe d'experts coordonnés par le Pr P. J.
Parquet, réunissant les Prs M. Ferreri, Olié, Darcourt, ainsi que les
Drs Cuche et Moles, auxquels s'associent trois médecins généralistes,
un médecin du travail, une épidémiologiste et un économiste de la
santé, publie un rapport intitulé « Itinéraire des déprimés- réflexion
sur leurs trajectoires en France ». Ce rapport fait fond sur les
résultats publiés deux ans plus tôt par le CREDES. Au passage, les 15%
de déprimés recensés par cet organisme sont convertis en 15% de
suicidaires (de quoi déclencher le Plan Orsec !!) Ce rapport, destiné
au ministère de la Santé, plaide en faveur de la mise en œuvre de
campagnes d'éducation à l'adresse des médecins généralistes, en vue
d'augmenter la prescription des antidépresseurs dans notre pays et par
là favoriser la prévention du suicide. Ce
rapport s'inscrit explicitement dans la perspective de la diminution du
nombre des psychiatres en activité en France au cours des prochaines
années, diminution à laquelle les auteurs proposent de remédier par le
biais d'un « transfert de compétence » aux médecins généralistes. Le
mode de formation des généralistes retenu par les auteurs est calqué
sur le modèle expérimenté, en 1982, dans l'Ile de Gotland (Suède). Il
s'agit d'un programme de formation en « deux fois deux jours ». (la
formation d'un psychiatre requiert quatre années d'études
spécialisées). Le Pr Launois, spécialiste universitaire en économie de
la santé, est chargé d'évaluer le coût de ce programme, lequel s'avère
selon son étude des plus économiques.
Ce rapport ne fait aucun cas du dispositif sanitaire existant dans
notre pays (secteur psychiatrique et psychiatrie privée). Il ne fait
pas non plus cas des effets indésirables de ces médicaments dans le
cadre de leur prescription notamment à des sujets souffrant psychoses
chroniques. Tout au plus, y évoque-t-on l'éventualité dans certains cas
d'une « non réponse au traitement antidépresseur », pouvant expliquer
la possibilité de passage à l'acte suicidaire chez des sujets sous
traitement. Les auteurs de ce rapport s'emploient, du reste, dans la
première partie de leur rapport à minimiser toutes les critiques dont
font l'objet dans notre pays, l' usage systématique des antidépresseurs
et les inconvénients qui en résultent. Ce rapport, par ailleurs, a été
réalisé grâce au soutien financier de trois laboratoires
pharmaceutiques : Servier, SmithKline-Beecham, et Lundbeck. En
novembre 2001, publication par le Ministère du Plan Santé Mentale. En
annexe, les conclusions du Rapport Parquet y sont explicitement
reprises dans la perspective d'une mise en application dès le premier
trimestre 2002. Bernard Kouchner, interpellé publiquement sur ce point
en juin 2003, affirmera avoir toujours rendu public les rapports
utilisés par son Ministère. Sauf erreur de notre part, ce ne fut pas le
cas du Rapport Parquet. On peut par ailleurs consulter ce document pour
vérifier qu'il ne comporte aucune mention d' un éventuel commanditaire,
ministériel ou autre, et que son effectuation s'est déroulée en dehors
de tout contrôle par des organismes agréés au plan de la méthodologie,
ANAES notamment. |