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Neuropsychiâneries
Ce que la pataphysique est à la métaphysique, les "progrès" de la recherche en neuropsychiatrie le sont à la psychiatrie.


Fondation pour la recherche : le bio-bio-bio Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-12-2007

Après le bio-psycho-social, bienvenue dans l'ère du bio-bio-biologique :

Lu sur le document de présentation de la Fondation pour la recherche (née à l'Hôpital SAinte-Anne) :

"L’activité de la Fondation s’organisera autour de 3 axes de recherche : la recherche fondamentale et clinique, la recherche épidémiologique et la recherche dans le champ social.
o La recherche fondamentale et clinique
La recherche fondamentale portera sur la neurobiologie (étude du fonctionnement des cellules et des tissus nerveux), sur la génétique avec la biologie moléculaire, la neuropharmacologie et la neuro-imagerie (observation de la physiologie du système nerveux) et avec la neuro-anatomo-pathologie (étude des lésions du cerveau).
La recherche clinique se concentrera sur la physiopathologie (étude des troubles psychiques)..."

Que dit la recherche clinique version "Fondation" quant à la physiopathologie du lapsus ? Adressez vos projets de recherche à M. Rouillon.

 
Intoxication au GIN Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
04-12-2007

GIN : un verre ça va... L'abus de neurosciences nuit à la santé de nos citoyens.

Signalé par Frédéric Salès

En tout cas, un bel exemple de réussite du marketing neurobiologique. Les neurosciences ? Combien de découvertes en psychiatrie ? Comment ça ? Vous persiflez ? Et un nouveau gène de l'autisme chaque année, c'est pas rien !

Tchin !

Inauguration d'un nouveau centre de recherche en neurosciences à Grenoble


GRENOBLE, 3 décembre 2007 (APM) - Le nouveau centre de recherche Grenoble Institut des neurosciences (GIN), qui associe l'université Joseph-Fourier (UJF), l'Inserm, le CEA et le CHU de Grenoble, a été inauguré vendredi à Grenoble, en présence notamment du nouveau directeur de l'Inserm, André Syrota.

Ce nouveau centre, dirigé par le Pr Claude Feuerstein, a pour objectif de "favoriser la pluridisciplinarité, mutualiser les moyens et les équipements, associer étroitement recherche fondamentale et applications cliniques et relever l'un des défis de la recherche médicale de demain: mieux comprendre le cerveau et mieux soigner les maladies qui l'affectent", selon le dossier de presse.

Outre des programmes en sciences fondamentales, le GIN vise à développer des outils diagnostiques et thérapeutiques pour les maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson, les tumeurs cérébrales, les maladies cérébrovasculaires, les épilepsies, les maladies mentales, les douleurs, les maladies inflammatoires ou encore les myopathies.

Quatre thématiques principales ont été choisies: la neurodégénérescence, la plasticité synaptique et le dynamisme cellulaire; la neuro-oncologie; la dynamique des réseaux neuronaux en relation avec les pathologies du mouvement, de l'épilepsie et du stress; la neuro-imagerie et la neurostimulation.

Une dizaine d'équipes ont été constituées pour étudier notamment la physiopathologie du cytosquelette dans les maladies mentale, l'usage du rayonnement synchrotron, la nanomédecine ou encore les interactions neurodigestives.

Affiliées à l'Inserm, au CEA, au CNRS, au CRSSA (Centre de recherche du service de santé des armées Émile-Pardé), à l'UJF et/ou au CHU de Grenoble, ces équipes rassemblent quelque 200 chercheurs et enseignants-chercheurs, cliniciens, ingénieurs, techniciens, administratifs, doctorants et post-doctorants.

Pour ce projet, un nouveau bâtiment de 6.000 m2 a été construit sur le site de l'hôpital Michallon, permettant de rassembler dans un même lieu les différentes équipes de recherche en neurosciences qui étaient jusqu'à présent réparties sur différents sites, et de les placer à proximité immédiate des équipes soignantes des services de neurologie, neurochirurgie et d'imagerie du CHU.

L'architecture a été conçue "pour faciliter les échanges et les collaborations entre les équipes" grâce notamment à une "flexibilité évolutive des occupations des laboratoires", dont une partie est réservée à l'accueil d'équipes extérieures, les espaces dédiés étant réservés aux plateformes et plateaux techniques. Un espace d'environ 500 m2 a aussi été prévu pour l'arrivée de nouvelles équipes.

Le GIN s'étend aussi hors les murs au travers d'autres plateformes technologiques partagées avec d'autres domaines de recherche sur Grenoble et en Rhône-Alpes, que ce soit de la physique, la microélectronique, de l'informatique, des mathématiques appliquées, de la biologie structurale etc.

Le bâtiment qui accueille l'institut a été construit par l'UJF, maître d'ouvrage, en partenariat avec l'Inserm, la Région Rhône-Alpes, l'Agglomération grenobloise (La Métro), la Ville de Grenoble et la Fondation philanthropique Edmond Safra (qui donne son nom au bâtiment), dans le cadre du 12ème contrat de plan Etat-région, pour un coût global approchant les 16 millions d'euros (dont 2,5 millions d'euros d'équipement de bas).

Le GIN "a pour ambition de devenir l'un des centres de recherche en neurosciences les plus attractifs d'Europe", est-il précisé dans le dossier de presse.

 
Et l'ADN du racisme ou de la connerie ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-10-2007
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L'ADN du racisme ou celui de la connerie ?

Le scandale né des propos racistes du prix Nobel James Watson s'amplifie
LEMONDE.FR avec AFP, AP et Reuters | 20.10.07 | 11h02  •  Mis à jour le 20.10.07 | 11h08

ace au tollé mondial suscité par ses propos racistes, le prix Nobel de médecine 1962, l'Américain James Watson, codécouvreur de la structure de l'ADN, a interrompu, vendredi 19 octobre, sa tournée européenne, tandis que plusieurs sanctions à son encontre ont été prises. Arrivé cette semaine en Grande-Bretagne, il devait participer à diverses manifestations jusqu'au 25 octobre en vue de promouvoir son dernier livre.

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M. Watson, âgé de 79 ans, avait indiqué, la semaine dernière, au Sunday Times qu'il aurait aimé que tout le monde soit égal, mais que "ceux qui ont à traiter avec des employés noirs savent que ce n'est pas vrai". "Nos politiques sociales se fondent sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre (Occidentaux blancs), alors (...) que toutes les recherches concluent que ce n'est pas vraiment le cas", a-t-il affirmé au journal britannique.

"PROVOCATION INADMISSIBLE"

Le musée des Sciences de Londres a été la première institution à réagir à ces propos en annulant, jeudi, une conférence que devait donner le Dr Watson.

Vendredi matin, le généticien a tenté d'apaiser la controverse, se disant, dans un communiqué, "mortifié par ce qui s'est passé". "Et le plus grave, c'est que je ne peux pas comprendre comment j'ai pu dire ce sur quoi on me cite. Je peux certainement comprendre pourquoi les gens, en lisant ces mots, ont réagi comme ils l'ont fait", a-t-il déclaré. "A tous ceux qui ont déduit de mes propos que l'Afrique, comme continent, était d'une certaine façon génétiquement inférieure, je ne peux que présenter mes excuses sans réserve", a-t-il ajouté. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Plus important de mon point de vue, il n'y a aucune base scientifique pour une telle croyance".

Avant l'annonce de son retour aux Etats-Unis, l'université d'Edimbourg a indiqué, vendredi, avoir annulé l'intervention prévue du chercheur, jugeant les propos qu'il avait tenus "incompatibles" avec les valeurs qu'elle défend. Un festival à Bristol a fait de même, dénonçant la "provocation inadmissible" de ses opinions.

Parallèlement un prestigieux laboratoire de recherche américain a suspendu de ses fonctions M. Watson. "Le conseil d'administration s'est réuni et a décidé jeudi soir de suspendre le Dr Watson de toutes ses responsabilités administratives", a ainsi fait savoir, dans un communiqué, Bruce Stillman, PDG de l'Institut de recherches de Cold Spring Harbor, situé à Long Island (nord-est des Etats-Unis).

"NOBEL DE RACISME"

Dans le même temps, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier, s'est dit "indigné" par ses "propos racistes inacceptables" tandis que le quotidien privé sénégalais Le Populaire lui attribuait le "Nobel de racisme".

M. Watson avait déjà défrayé la chronique par ses prises de position notamment sur l'homosexualité ou la pigmentation. Il avait par exemple affirmé que les femmes devraient avoir le droit d'avorter si des tests pouvaient déterminer que l'enfant à naître portait les gènes de l'homosexualité. Il avait aussi laissé entendre qu'il pouvait y avoir un lien entre la couleur de la peau et les pulsions sexuelles, ce qui expliquerait pourquoi, selon lui, les Noirs ont une libido plus développée que les autres.

Il avait aussi estimé qu'on pourrait un jour modifier la génétique pour créer des gens plus beaux. "Les gens disent que ce serait horrible si on pouvait faire en sorte que toutes les filles soient jolies", avait-il déclaré. "Moi je trouve que ce serait super".




 
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Une étude sérieuse du British Medical Journal sur la Médecine des Preuves Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-08-2004
Signalé par nos excellents collègues internes sur le forum de l'AFFEP, ce très sérieux canular publié à Noël dans le British Medical Journal. A méditer entre deux fous-rires. Résultat de l'étude : "Nous n'avons pu trouver aucune étude randomisée contrôlée sur le rôle du parachute".
La conclusion : "A l'instar de nombre de mesures destinées à prévenir des problèmes de santé, l'efficacité du parachute n'a pas fait l'objet d'une évaluation rigoureuse au moyen d'essais randomisés contrôlés. Etant donné que les partisans de l'Evidence Based Medicine (médecine des preuves) s'opposent à l'adoption de traitements dont la seule évaluation résulte des données issues de l'observation, nous estimons que tout le monde trouverait son compte si les tenants les plus radicaux de l'Evidence Based Medicine organisaient et participaient à un essai randomisé, contrôlé et en double aveugle contre placebo, du parachute."
 
 

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