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"Cette privatisation en douce des hôpitaux est un retour aux pires pratiques du XIXe siècle" Par Marc Roche, Article paru dans Le Monde du 01.03.06 Au Royaume-Uni, pionnier du partenariat public-privé (PPP), le système de financement de la rénovation du parc hospitalier vétuste semble en panne. La récente décision du gouvernement Blair de réexaminer le plus gros marché hospitalier de ce type, le Barts/Royal London Hospital, portant sur 1,15 milliard de livres (1,68 milliard d'euros), illustre l'inquiétude croissante devant l'escalade du coût pour l'Etat de ces méga-projets de financement mixte. "Cette privatisation en douce des hôpitaux est un retour aux pires pratiques du XIXe siècle. Le transfert de la charge des dépenses d'infrastructures du niveau national aux autorités locales, via les trusts hospitaliers, contraint celles-ci à réduire leurs dépenses de santé", s'indigne Allyson Pollock, directrice du Centre for International Public Health Policy de l'université d'Edimbourg. L'annulation, il y a deux ans, de la rénovation de St Mary Paddington, la quasi-faillite du Queen Elizabeth Hospital, à Woolwich, et du principal hôpital de Greenwich, ainsi que la suppression de 12 000 lits depuis l'arrivée au pouvoir, en 1997, du New Labour témoignent des dysfonctionnements d'un modèle cité en exemple dans de nombreux pays, dont la France. |